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Les éditos :

(permalien : )

Avertissement : les éditos n'engagent que leurs auteurs respectifs, ni l'ensemble du LUG68, ni les autres associations libristes du département.

Vol de données sauvages...

Nous arrivons donc au terme de notre dossier d'été avec le portefeuille numérique (PN dans la suite), qui intégrera l'identité numérique, déjà traitée précédemment.

Le PN aura donc pour but officiel de centraliser TOUS vos documents administratifs : carte d'identité, passeport, diplômes, permis de conduire, attestations, contrats, comptes bancaires, signature électronique, documents professionnels, ...

Ne cherchez pas la carte vitale dans le lot : c'est une spécificité française qui n'intéresse pas nos vautours de la finance !

Dans la vision anglo-saxone de l'UE, un esclave malade ou en fin de vie ne doit pas coûter trop cher au système - le récent vote sur l'euthanasie active n'est pas un hasard du calendrier législatif...

En outre, tous les français auront constaté depuis Maastricht/92 les stratégies pour saper notre système de santé : manque organisé et assumé de professionnels, hausse progressive des coûts de consultation / médicaments / complémentaires, baisse progressive des remboursements, allongement en semaines / mois des prises de RDV, pour que la maladie ait tout le temps de bien s'installer et de progresser, systèmes de prises de RDV honteusement complexes, uniquement sur internet, et avec quotas...

Tout est fait pour taxer et exclure toujours plus le «prolo» du système de soins, tout en rajeunissant la clientèle des pompes funèbres !

Mais revenons à notre PN.

On rappelle que notre ANTS nationale, qui s'occupe de votre carte d'identité et autres titres, a donc été dernièrement piratée par un ado de 15 ans.

Sans trop rentrer dans le mode opératoire, disons que notre jeunôt a simplement découvert une requête de type «id=numéro de dossier» dans les paramètres des requêtes au site web, permettant à quiconque déjà connecté d'accéder à n'importe quel autre dossier, sans aucune vérification des droits d'accès !

Toute la sécurité française résumée !

Avec 2x plus de fonctionnaires qu'en Allemagne, et une ANSSI qui nous pond des rapports / diaporamas / recommandations / conseils à prix d'or depuis des années - sans JAMAIS produire le moindre logiciel de contre mesure-prêt à l'emploi, installable en 2 clics de souris, nos PME/PMI et nos organismes gouvernementaux se retrouvent à poil face au premier cybercriminel en culottes courtes venu !

Comprenez que même si le gamin a trouvé la faille facile, les centaines de milliers de requêtes qu'il a produit, pour récupérer les infos, auraient du logiquement allumer une grosse lampe rouge quelque part dans la machine administrative, s'étonnant de ce soudain trafic, lié à un seul compte connecté.

Mais non.

Ni vu ni connu, notre ado a fait son petit marché tranquillou, avant d'aller revendre son butin sur les .onion en pavannant !

Si encore, le cas était isolé et exceptionnel, on pourrait croire à une faute de configuration d'une seule équipe.

Sauf que sur les 12 mois écoulés, on ne compte plus les fuites de données étatiques, démontrant l'ampleur du désastre français !

Aux milliards gaspillés, à pondre de la théorie sublime sans aucun logiciel concret, sont venus se greffer tous les directives de l'UESS : NIS1, NIS2, RGPD, DORA, Cyber Resilience Act... qui ont tous rajouté leur petite couche de complexité, et rallongé d'autant la facture informatique des PME/PMI.

La LPM (Loi de Programmation Militaire) n'est pas mieux lotie, avec microsoft Irlande ayant noyauté nos armées, soit disant pour être compatible avec l'OTAN - autrement dit, on a sacrifié notre indépendance nationale pour une lubie internationale, devenue une machine de guerre foutant la merde partout sur la planète, pour le compte des américains et des sionistes !

Quelle réussite !

Mais pour être plus concret, rappelons ici les exigences actuelles imposées aux entreprises : formation des salariés aux attaques (la bonne blague du jour...), mise en place d'une politique de sécurité (que 90% des personnes ne comprennent pas puisque pas formées), inventaire des système et données (piégés par la CIA ou les chinois au choix), sécurisation des politiques clients / fournisseurs (tout en imposant la facturation numérique au 1er septembre à côté - MDR), création d'un plan de réponse aux accidents (en gros, tu débranches les prises le plus vite possible et tu gueules AU SECOURS le plus fort possible), documentation des mesures de protection dans un registre particulièrement chiant à tenir et à mettre à jour, via un délégué à la protection des données, souvent non formé à l'informatique, parfois détaché alors qu'un temps plein a déjà du mal à suivre, et au final toujours surmené par la paperasse à produire...

Bref, le passage d'une logique de recommandation à une logique d'obligation n'a absolument rien changé à l'affaire : nos sites étatiques sont des passoires ouvertes, offertes à la planète entière, et aux jeunôts les utilisant pour se faire la main !

On peut donc craindre, à juste titre, qu'il en sera de même côté sécurité du PN, l'UESS faisant toujours pire !

Mais passons ce point.

Même parfaitement sécurisé, qu'est-ce qui garantit aux citoyens que le PN ne sera pas détourné à des fins «hostiles» ?

Imaginez que l'UE totalitaire limite demain notre liberté de déplacement pour nous empêcher de fuir de futures guerres en préparation, ou, au contraire, nous interdise de revenir sur le territoire national...

De la Science Fiction ?

Pas vraiment si on observe déjà les sanctions sans juge sur notre compatriote Xavier Moreau...

Certains bruits de couloir évoquent même la tenue de vos compétences personnelles directement dans votre PN, tout au long de votre vie, compétences acquises qui pourraient alors être exploitées à des fins militaires, en cas de recrutement aussi soudain qu'inopiné, par exemple...

L'UE pourrait tout autant révoquer ou limiter votre permis de conduire, du jour au lendemain, sans passer par la case juge, ou conditionner le démarrage de votre véhicule à un PN présent et valide !

Imaginez-vous rentrer dans une zone Crit'air qui ne correspond pas à la carte grise enregistrée dans le PN - et l'amende arriver directement chez vous !

On n'arrête pas le progrès !

Si l'on peut penser que le PN limitera la triche sur les diplômes, - un sport national devenu monnaie courante, surtout à Matignon - il sera en revanche bien plus facile pour l'UE de vous retirer des attestations, et donc des droits sociaux...

Bien entendu, cas Moreau à part, toutes les hypothèses avancées ici ne sont pour le moment que pures spéculations de notre part...

Le fait de ne plus avoir à stocker 50 documents administratifs au risque de les perdre en cas de sinistre pourra à l'inverse présenter un avantage certain.

Pour le moment, l'UE nous explique bien sûr que le PN sera sous notre contrôle, mais ne soyons pas dupes : il sera surtout sous le sien !

Et cela nous conduit au dernier point : le smartphone obligatoire !

Car oui bien sûr : quand on parle PN, on parle bien d'une application à installer sur votre «précieux».

Exit donc les gens sans smartphones, ou ceux dont l'OS ne sera pas «compatible» Surveillance Généralisée !

On devine sans peine les implications sociales pour les résistants au «progrès» selon Bruxelles, vous transformant en paria de la société, exactement comme l'application Stop Coco qui a scindé la société française en deux classes, 6 ans en arrière...

Que de bons souvenirs...

On ne parlera non plus des désagréments qui ne manqueront pas de survenir en cas de panne batterie, de vol ou de destruction...

Mais revenons un instant sur le piratage de l'ANTS, et tentons d'expliquer pourquoi le PN est déjà condamné.

Pour cela, nous allons prendre un exemple concret : celui de notre ami Toto qui doit renouveller sa carte d'identité.

Sur le site de l'ANTS donc, la première chose que Toto découvre est une ergonomie nullissime qui le fait tourner en chèvre, et lui donne une forte envie de botter le cul des sadiques qui ont produit ces interfaces - ou alors leur indiquer le psy le plus proche pour qu'ils aillent d'urgence consulter !

13 ÉTAPES !

Il faut donc 13 étapes à Toto pour simplement ouvrir un dossier - et ce n'est que le début : il faut ensuite qu'il prenne RDV en mairie pour déposer ses documents !

Les envoyer par email en 2026 ? Pas assez compliqué mon fils/ma fille !

Ne riez pas : on a échappé au fax et survécu au minitel...

Et là, la liaison ente l'ANTS et les mairies est tellement mal foutue, que Toto préfère, par sécurité, prendre son RDV directement sur le site de sa mairie !

On ne parlera pas ensuite de l'accueil sur place, puis de l'attente en semaines, pour que notre ami Toto obtienne ENFIN son précieux sésame !

Expliquez maintenant, juste pour rire, ce cheminement à un coréen du Sud : il pensera que vous lui faites une blague - s'il savait la chance qu'il a d'avoir une administration rapide et efficace...

Nos jeunes ne le savent plus, mais 40 ans en arrière, dans ce même pays, on avait un service en mairie ouvert en permanence, on apportait ses documents, sa photo d'identité, son justificatif de domicile, ...

S'il manquait un document, on revenait le jour d'après l'apporter, et vérifications faites par la mairie, on obtenait sa nouvelle carte d'identité en quelques jours.

Aujourd'hui, il faut un ordinateur, une connexion internet, rentrer une centième fois des renseignements que la mairie et l'état ont déjà sur nous, démontrant qu'ils sont toujours incapables de se les communiquer entre eux, réussir à obtenir un rendez-vous de 20mn, et si tout est enfin ok : prier pour que le dossier ne se perde pas, que l'imprimerie euronazionale ne soit pas en grève, que la poste - toujours en état d'ébriété avancée - parvienne encore à trouver votre boîte aux lettres et à y glisser l'enveloppe...

Et ce n'est pas une blague, puisqu'il faut désormais 3 semaines à une lettre pour parcourir 500m entre l'émetteur et le récepteur (situation vécue par votre serviteur...) !

Le parcours du combattant à côté, c'est une promenade de santé !

Nous sommes arrivés à un niveau d'absurdité qui interroge, avec une machine étatique devenue folle-dingo - noyée dans ses procédures absurdes et chronophages sans fin, avec des agents de mairies toujours plus isolés des gens dans leurs bunkers - pardon : leurs bureaux...

Car oui : vous l'aurez sûrement remarqué depuis des années, nos agents ont désormais peur du contact avec le public, et pour cause : quand nos eurofascistes passent leur temps à faire les cons, en imposant des lois toujours plus absurdes et liberticides, c'est les guichetiers d'accueil qui trinquent, et qui doivent gérer à la fois les colères légitimes des contribuables, et les quelques déchets humains profonds que la lâcheté des juges socialistes refuse de mettre en taule ou en asile...

Si en France, l'espèce «fonctionnaire» est loin d'être en danger d'extinction, elle reste tout de même une «espèce protégée» qu'on préfère généralement barricadé derrière des vitres blindées - juste au cas où...

On en vient à regretter la maison des fous d'Astérix, où fonctionnaires et grand public osaient encore se cotoyer directement.

Forcément, quand la fuite de données arrive, chacun se couvre en disant qu'il a fait son boulot, ce qui est peut-être vrai dans l'absolu, sauf que plus aucun agent ne veut ou ne peut voir la finalité des processus auxquels il participe.

Si la procédure a oublié d'écrire en gras «Presser le gros bouton rouge en cas de vol de données», personne ne le pressera ; même dans le doute !

C'est donc ainsi que nos données s'envolent vers d'autres cieux, d'abord «libérées», puis finalement «délivrées» directement dans les poches des escrocs du web, qui n'en demandaient pas tant !

En conclusion, 34 ans d'UESS technocratique et totalitaire ont complètement tué nos services publics à la française

, devenus des zombis à peine reconnaissables.

Et dans cette guerre numérique invisible qui se joue au quotidien, où tous les coups tordus sont permis, même et surtout entre soit-disant alliés pour du beurre, on ne peut pas demander à une machine rouillée, inefficace, dépassée, se contentant de sa seule sécurité d'emploi, d'aller se battre au front contre une horde sauvage permanente de robots et pirates armés jusqu'aux dents !

Une armée numérique, ça coûte très cher, et vous n'aurez pas des ingénieurs talentueux qui veulent bouffer du lion chaque matin au prix d'un SMIC - c'est une évidence...

Le piratage de l'ANTS ne fait que prouver l'état lamentable de nos institutions, bourrées de grands principes, et surtout d'énormes illusions.

S'imaginer ainsi que le futur portefeuille numérique de Bruxelles sera «sécurisé», nous rappelle que les promesses de l'UESS n'engagent toujours que les imbéciles qui y croient !

Le fait est que l'UE nous entraîne chaque jour un peu plus vers la médiocrité et le crédit social généralisés.

Mais ne négativons pas non plus...

Si la situation est certes gravissime, elle n'est pas désespérée non plus !

D'abord nos logiciels libres ont évolué vers l'excellence, et dans de bonnes mains, ils ont déjà produit d'excellents outils de défense.

Ensuite GNU/Linux offre tout ce qu'il faut pour reprendre le contrôle de sa vie numérique, et supplanté la folie furieuse de gens non élus par les peuples, et donc illégitimes de fait.

En soi, l'idée d'un PN dans une vraie démocratie ne serait pas un problème - le problème, c'est que depuis 2008 et la haute trahison du Traité de Lisbonne par TOUS les partis aux affaires, nous ne sommes plus en démocratie...

Ainsi s'achève notre dossier d'été sur les nouveaux délires numériques de Bruxelles et Paris !

En espérant vous retrouver bientôt dans nos prochaines réunions informatisées !

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